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Une fishroom. Qu’est-ce donc ? Encore un terme
anglo-saxon pour un concept universel, tout du moins, tout
aussi universel que l’aquariophilie. Pour les moins
aficionados de la langue de Shakespeare, rappelons que fish
signifie poisson, et room, pièce. Le sujet de cet article
est donc, littéralement, les pièces à
poissons.
Pour comprendre leur utilité il faut avoir atteint
le stade où l’aquariophile finit par croiser
des bacs où qu’il aille dans sa maison, ce stade
où elle est traversée toutes les semaines avec
de lourds sceaux d’eau. Un stade où tout est
tellement dispersé et hétéroclite que
l’entretien de ce disparate ensemble devient très
vite lourd et fastidieux, et peut amener à réduire
le côté loisir de l’aquariophilie. Concentrer
tout les bacs en une pièce, qui sera aménagée
en conséquence ce qui permettra d’ailleurs bien
souvent d’augmenter leur nombre (ce qui est pris est
pris !).
Voilà donc l’idée de la fishroom. Une
pièce de l’habitation ou un coin du garage sacrifié
pour que le passionné puisse assouvir sa soif piscicole.
Ne dites pas folie !
Maintenant, ce concept est encore plus vrai dans le cas des
éleveurs de killies. Le principe de l’élevage
de ces poissons étant la possession de nombreux petits
bacs où les couples de chaque espèce/population
seront disposés, leur concentration est la seule solution
valable pour rendre l’entretien et la gestion possibles.
Des pièces qui abriteront, chez les plus accrocs, parfois
un nombre à trois chiffres de bacs en tout genre.
Avoir tout ses aquariums concentrés en une seule et
même pièce offre la possibilité, si elle
a été bien pensée et conçue dans
un but aquariophile de disposer des deux éléments
primordiaux : L’eau et l’électricité.
Quoi de plus énervant que d’être loin de
tout raccordement quand on doit nettoyer un bac où
en changer l’eau. Voilà donc la première
chose à faire quand on envisage de monter sa fishroom :
Y amener l’eau et des prises en suffisance.
A présent, quelques points très importants et
auquel chacun devra trouver une solution :
Le chauffage tout d’abord. Rares sont les killies réclamant
une eau fraîche, aussi la plus souvent sera-t-il nécessaire
d’avoir une eau légèrement chaude à
chaude. Entendez par là de 18 à 28° pour
la majorité des espèces. Plus le nombre d’aquariums
est important plus une solution semble être la plus
adéquate : Chauffer la pièce en totalité.
C’est d’ailleurs la façon de faire de la
majorité des magasins. Néanmoins, chauffer chaque
bac individuellement est possible. De même que de placer
un câble chauffant sous ou derrière les aquariums.
Les armoires devant accueillir les rangées d’aquariums
devront bien entendu être très solides. Mieux
vaut tout de suite commencer avec du matériel fiable
que d’être confronté à une véritable
catastrophe. Elles seront généralement en métal.
Mais un détail parfois oublié : la rouille.
Tenez en compte lorsque vous devrez choisir les matériaux
qui seront très régulièrement aspergés
de l’eau de vos bacs, durant les manipulations les plus
diverses.
C’est ce détail d’ailleurs qui empêche,
par excès de prudence, l’utilisation du bois.
Pensez à protéger les pieds de vos armoires
et à les séparer du sol, par exemple en plaçant
sous chacun de ces pieds un morceau de marbre ou de pierre
bleue. Ceci afin d’éviter que lorsque des flaques
d’eau se forment à terre ils n’en soient,
petit à petit, victimes.
Qui dit aquarium dit filtration. Heureusement, les petits
aquariums des killies en sont souvent dépourvus. Voilà
un point qui ne pourra que nous réjouir. Sauf que en
retour, il ne faudra en être que plus prudent vis-à-vis
de la pollution dans les bacs. Changements d’eau et
siphonage efficace des déchets en perspective. Mais
n’oubliez pas, vous avez prévu un robinet juste
à côté de vos aquariums dans la pièce.
Comme quoi quand on a bien pensé son projet…
Maintenant, l’éclairage. On aura tendance à
raisonner comme pour le chauffage. Plus le nombre de bacs
est important, plus il faudra pencher pour la facilité :
Un seul éclairage, sur le plafond de la pièce.
Bien entendu, libre à chacun éventuellement
de placer une rampe au dessus d’une rangée de
bacs pour mettre en évidence certains couples dont
on est très fière.
A noter que beaucoup de killiephiles profitent également
de la lumière naturelle. A chacun de voir, en fonction
de la pièce à sa disposition et de sa configuration.
Dans cette pièce, une table et une chaise pour travailler
et bricoler, et aussi parce qu’on est mieux assis pour
observer de longs instant ses poissons. Un petit réfrigérateur
où les nourritures congelées sont stockées
est parfois trouvé. C’est un luxe appréciable.
Certains amateurs montent également dans leur fishroom
un évier. Une armoire pour la pharmacie et le petit
matériel s’avère vite indispensable pour
préserver l’ordre.
Voilà quelques règles de bases, ou simplement
des rappels, mais une fishroom se construit petit à
petit par l’expérience et ne cesse de s’améliorer
ou plutôt de s’optimaliser. L’important
étant de partir sur de bonnes bases et de ne pas hésiter
à voir chez les autres comment çà se
passe et de leur « piquer » les bonnes
idées. De même que vous devrez les autoriser
à vous « piquer » les vôtres.
Cela s’appelle le partage, et en killiephilie, c’est
une règle d’or !
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